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Le Taj Mahal et l’Inde à travers les brumes

Tajmahal

Je venais tout juste de quitter l’avion. Parce que j’avais volé en classe affaires sur les ailes de Qatar airways (hum, hum, rien de moins!), les longues heures de vol entre Montréal et Doha, puis entre Doha et Delhi avaient été composées de longues siestes, de lecture, de bons petits plats et d’une excitation grandissante à l’idée de fouler, enfin, ces terres indiennes inconnues maintes fois imaginées.

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Le fado miroir de Lisbonne

Fadista

 Le fado miroir de Lisbonne
Par Sarah-Émilie Nault juillet 2014
Le fado, c’est Lisbonne. Lisbonne, c’est le fado. Entre les deux s’est glissée avec grâce Vanessa Alves, transformée en chanteuse professionnelle de fado il y a déjà plus d’une décennie. Une ancienne rebelle à la voix d’or qui refusait de se laisser prendre dans les filets d’un destin de fadista. Et pourtant…
«J’ai toujours écouté du fado à la maison, dit-elle tout bas. Mon père me disait «Tu dois chanter le fado», mais je ne voulais pas, pour moi qui avait quatorze ans, c’était de la musique pour les vieux. Puis, il m’a emmené dans une maison de fado, j’ai chanté et là, tous les gens se sont mis à applaudir. Ce fut une grande surprise pour moi.»
Vanessa a aujourd’hui 28 ans et a fait du fado, sa vie.
«Un jour, j’ai dit à mon père que je ne voulais plus chanter le fado. Il a dit d’accord et je suis restée un mois à la maison. Trois semaines plus tard, je chantais le fado seule dans ma chambre. Puis, je l’ai supplié de retourner chanter. Je n’ai plus jamais arrêté.»
Presque chaque soir depuis cette révélation, la fadista chante le destin de Lisbonne entre les murs du restaurant Sr.Vinho, l’une des élégantes maisons de fado les plus réputées de Lisbonne. «S’ils veulent toujours de moi, je chanterai ici toute ma vie», dit-elle en souriant.
C’est la profondeur et la mélancolie troublante de cette musique traditionnelle portugaise qui frappent le plus fort lorsque l’on découvre le fado pour la toute première fois. Le fado est l’incarnation parfaite de Lisbonne: un amalgame de douceur, de mystère, de poésie, de vibrance et d’intensité. Sans comprendre le portugais, on saisit pourtant l’essence même du fado, on est subjugué, on en redemande.
«Le fado, c’est le destin, c’est l’amour, c’est tout, c’est tout! Je chante l’amour, la vie, je chante Lisbonne aussi», explique la jeune fadista. Je n’ai pas appris le fado: il ne s’apprend pas. On l’a au fond du cœur, ou pas.»
Sous le ciel de «la plus belle ville du monde», le fado devient symbole de l’identité nationale. Une identité que Vanessa célèbre chaque soir, installée entre un duo de musiciens qui acquiescent à ses moindres désirs musicaux, guitare portugaise et classique sous le bras.
Son châle noir à franges posé sur les épaules («c’est notre instrument à nous», dit-elle), la fadista laisse sa voix vibrer au rythme de ce fado qui est devenu sa vie. La petite écolière qui gardait secret son amour pour le fado a grandi au rythme de sa Lisbonne adorée, préférant encore, toutefois, chanter devant des étrangers…
«Le fado me complète. Oui, je pourrais survivre sans le fado, mais je ne pourrais pas vivre heureuse», admet-elle.
En quittant Sr.Vinho ce soir-là, Lisbonne endormie m’a semblé différente, légèrement mélancolique, mais assurément poétique, vibrante, intense et douce. Oui, le fado c’est Lisbonne, et Lisbonne, c’est le fado.
**Les recommandations de Vanessa Alves pour découvrir le fado à Lisbonne: La maison Bela – à deux pas du musée du fado – proposant un fado bohémien où le public peut tenter d’accompagner les musiciens en chantant, la réputée maison de fado Tasca do Chico du vibrant quartier Bairro Alto et Sr.Vinho, là où la fadista espère se produire jusqu’à la fin de ses jours. **

Lisbonne

 

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