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10 1|2 : la douleur de vivre

Je viens d’une famille aimante, chaleureuse, sans drame et sans histoire. J’ai grandi dans le bonheur ouaté d’une enfance merveilleuse. C’est sans doute pour cette raison que me fut quasi insupportable le visionnement de 10 1|2, le tout nouveau film de Podz, mettant en vedette Claude Legault et le jeune Robert Naylor.

Difficile de décrire la douleur, le malaise et l’indignation soufflés par ce film. Ardu d’expliquer le trouble qui nous envahit, témoin impuissant devant toute cette souffrance. Pénible de devoir mettre des mots sur des émotions aussi intenses.

10 1|2, c’est l’histoire du jeune Tommy, un enfant bien connu des services sociaux, un enfant rebelle, un enfant trouble. C’est sa rencontre avec Gilles, ce nouvel éducateur, qui entrevoit une lueur d’espoir dans le regard de cet enfant qui ne communique que par la violence.

C’est une histoire dure, une histoire qui crie, qui ne se bouche pas les oreilles devant les hurlements mais qui laisse plutôt pénétrer ceux-ci, au plus profond de notre âme.

Ce n’est pas une belle histoire. C’est une histoire triste, une histoire qui sacre, qui donne des coups, qui beugle de douleur. C’en est une qui souffre et qui s’essouffle d’avoir trop pleuré.

Podz nous impose des images dures et crues. Une histoire où l’espoir se fait attendre.

Ce n’est pas non plus un beau film. Les images sont trop réelles pour être belles. C’est un film gris, sale comme des vêtements qu’on porte tous les jours et qu’on se plait à barbouiller parce qu’on se déteste.

Insupportable, on touche à tout à travers cette histoire : sexe, violence, drame familiaux, abandon, pédophilie, abus, mal d’amour. Des thèmes qui déchirent le cœur sans véritablement trouver de solutions, qui décrivent plus qu’ils ne corrigent.

Il faut être fait fort pour passer à travers les deux heures de 10 1|2. Il faut, en fait, pratiquement une force surhumaine.

10 1|2 sortira en salle le 29 octobre prochain.

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Le Festival du Nouveau Cinéma et Éléphant mémoire du cinéma québécois, rendent hommage à Pierre Falardeau

Charlotte Laurier, Jean L’Italien, Luc Proulx et plusieurs autres acteurs et artisans du cinéma québécois se sont retrouvés, 20 ans plus tard, sur le tapis rouge du film Le Party, ce fameux long-métrage réalisé par Pierre Falardeau que le Festival du Nouveau Cinéma et Éléphant ont eu la bonne idée de restaurer et de faire revivre lors d’une soirée hommage au célèbre réalisateur.

Une soirée émotive et conviviale où le bonheur de se retrouver après tant d’années et pour souligner une occasion si spéciale, était palpable. Manon Leriche, la veuve du cinéaste était présente, visiblement heureuse de célébrer l’homme qu’elle décrit toujours comme « un chum parfait. » Charlotte Laurier a aussi tenu à saluer celui qui possédait « un regard unique de cinéaste », encore reconnaissante du cadeau unique que lui avait offert Falardeau : le rôle d’Alexandra, la stripteaseuse, qui lui a permis de passer de rôles d’enfants à ceux, plus complexes, de femmes.

« Le Party, c’est un film sur les hommes, où la prison n’est qu’un prétexte. C’est un éloge de la liberté », disait Falardeau.

Le long-métrage, qui devait d’abord porter le titre original La liberté n’est pas une marque de yogourt, a été tourné à Montréal en 1989 et a reçu des nominations pour 4 prix Génie en 1990 : Meilleur scénario -Pierre Falardeau, meilleur acteur dans un second rôle – Julien Poulin, meilleur montage – Michel Arcand et meilleurs costumes – Andrée Morin.

Guy Fournier, le président d’Éléphant, a tenu a souligner l’importance de la fragilité du cinéma tout en insistant sur le travail phénoménal et magique d’Éléphant depuis sa création. « Grâce à la mémoire du cinéma québécois, déjà 80 films ont pu être restaurés en haute définition », a-t-il expliqué. Il a aussi exprimé son admiration pour l’homme de conviction qu’a toujours été Falardeau.

L’hommage au cinéaste engagé se prolongera cette semaine avec la projection du documentaire – réalisé par German Gutierrez et Carmen Garcia – simplement intitulé Falardeau présenté en première mondiale ainsi que celle du film Octobre au cinéma eXcentris.

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Sur le plateau de tournage de Nuit #1…

Sur le plateau de Nuit #1, le tout premier long métrage de la jeune réalisatrice Anne Émond, les acteurs Catherine de Léan et Dimitri Storoge nous reçoivent avec bonne humeur et simplicité. Si le film – qu’ils tournent depuis le 17 octobre dernier jusqu’au 13 novembre prochain – se trouve être un véritable tourbillon d’émotions leur demandant beaucoup psychologiquement et physiquement, rien n’y paraît. On se croirait au contraire en discussion avec de bons amis qu’on n’a pas vus depuis longtemps.

Anne Émond parle de son film, l’air heureux, comme on parlerait d’un nouvel amoureux : avec fébrilité, bonheur, enthousiasme et espoir. Ses personnages, son histoire, elle les a créés en se basant sur les gens qui bordent sa vie, ses amis, d’anciennes amours, plusieurs rencontres. « Mes deux personnages sont un mélange de beaucoup de mes amis, âgés comme moi entre 27 et 35 ans, d’éternels adolescents qui se cherchent encore», explique-t-elle. Si elle avoue elle-même faire partie de cette génération qui vit « une période d’errance, un entre-deux pas facile où l’on n’est pas vraiment prêt à s’engager et où on cherche encore son chemin », la réalisatrice ne prétend pas que ce soit mal pour autant. « Chercher à se définir et à préciser ses aspirations et ses rêves ; c’est tout à fait le lot des jeunes de notre génération », poursuit-elle. J’approuve de la tête. Du haut de mes 32 ans, je vois très bien ce qu’elle veut dire.

C’est la deuxième collaboration entre Anne Émond et Catherine de Léan. L’actrice avait joué dans le court-métrage d’Anne intitulé Sophie Lavoie qui s’est d’ailleurs mérité le prix du meilleur court-métrage canadien au tout récent Festival du Nouveau Cinéma. Si Catherine a dû passer une audition pour obtenir le rôle de Clara dans Nuit #1, c’était presque plus par formalité qu’autre chose, car Anne avoue s’imaginer l’actrice interpréter son héroïne depuis un bon bout de temps déjà. « J’espérais juste que ça fonctionnerait entre Catherine et Dimitri », ajoute-t-elle.

Et cela a fonctionné. Une belle complicité s’est rapidement créée entre les deux acteurs. « Nous nous entendons très bien, la chimie opère entre nous », affirme l’interprète de Clara. Une fusion indispensable pour les deux comédiens qui portent littéralement le film sur leurs épaules. « Tout le film repose sur le jeu d’acteurs et la chimie entre nous », ajoute-elle. Parce que l’histoire, tout le film, réside dans cette nuit qui change à jamais la vie.

Son comparse, c’est Dimitri Storoge, belle gueule fraichement débarquée de Paris, charismatique à souhait. On a pu être témoin de l’étendue de son talent alors qu’il jouait le musicien atteint du sida dans le film Dédé, à travers les brumes. Une prestation qui lui fit prendre la route des Jutra où il fut finaliste comme meilleur rôle de soutien. « Nikolai, mon personnage dans Nuit #1, porte le mal de sa génération, il n’a pas de racine, veut devenir artiste, ne semble aller nulle part », explique-t-il. Comment savoir où aller lorsque l’on ne sait pas d’où l’on vient ? C’est la grande question qui définit ce personnage.

Cette rencontre improbable entre deux individus qui se croisent dans un party rave, cette histoire d’un soir dans un appartement un peu crade et qui se révèle être bien plus qu’une histoire de sexe, cette nuit où toutes les discussions sont possibles, il faudra attendre encore quelques mois avant de l’avoir sous les yeux. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi l’attente sera longue.

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Lancement du livre Dans ma caméra de Geneviève Borne

Au café Quebecor du Monument-National hier soir, parents, amis et journalistes se sont retrouvés pour célébrer avec l’exquise Geneviève Borne le lancement de son livre Dans ma caméra publié aux Éditions de l’Homme.

Loin d’être un livre de voyage traditionnel, c’est plutôt une invitation à parcourir le monde que l’animatrice aventurière a voulu créer. Deux ans de préparation, de choix déchirants quant aux photos à publier, de petits commentaires à ajouter, de décisions et de fignolages pour arriver à livrer une oeuvre digne de la beauté de ses voyages, sa passion.

Un condensé des aventures de Geneviève Borne, certaines réalisées lors de tournages télé, d’autres au cours de voyages bien personnels. Celle qui ne se prétend pas photographe possède néanmoins un instinct bien particulier et un oeil assez aiguisé pour rendre avec justesse l’atmosphère unique des contrées lointaines.

Le format, qui n’est ni celui d’un guide de voyage, ni celui d’un album photos, a été choisi ainsi par sa créatrice qui souhaitait offrir aux amoureux de voyages un petit trésor à glisser facilement dans leurs bagages. « C’est un ensemble de photos qui me touchent et que je désirais partager avec vous », a-t-elle expliqué à ceux qui s’étaient déplacés pour l’encourager. « Je veux offrir aux gens l’opportunité de voyager en ouvrant mon livre, en regardant mes images. »

Geneviève Borne, la croqueuse de vie, respire la passion et l’amour de ce qui la guide. Animatrice, porte-parole, mannequin, dj et maintenant photographe, elle peut tout faire et tout bien faire.

Parce que les voyages et la découverte des beautés du monde servent à être partagés, merci Geneviève de nous avoir ouvert cet univers coloré.

Dans ma caméra
29,95$ aux Éditions de l’Homme

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Un violon sur le toit: la tradition à la merci de la vie

Dans le cadre du Festival Sefarad 2010, qui se tient du 30 octobre au 14 novembre prochains, deux représentations exceptionnelles de la célèbre comédie musicale Un violon sur le toit ont été programmées. Un succès fulgurant et touchant.

«Sans la tradition, la vie serait aussi futile qu’un violon sur un toit», affirme le papa de la famille juive dont on emprunte le chemin, joyeux et tragique, au coeur d’un petit village ukrainien du 20e siècle. Des quatre coins du monde, l’oeuvre de Sholem Aleichem, un succès international et un grand classique théâtral, a su faire rire et toucher les gens. À Montréal, c’est Martin Larocque, acteur sublime et chanteur de grand talent, qui tient splendidement l’entière production sur ses robustes épaules.

Véritable délice pour les yeux et les oreilles, la comédie musicale Un violon sur le toit fait vivre l’univers d’une communauté juive tiraillée entre tradition, amour et modernité. Car ce sont ces traditions qui, jusqu’alors, menaient leur vie et leur monde.

Le destin des trois jeunes filles de la famille viendra souffler un vent de changement – avec tout ce que cela comporte de surprise, de colère et de méfiance – au village. La première fille se mariera par amour (!), la seconde avec un étranger aux idées nouvelles (!!) et la troisième, insulte suprême, tombera amoureuse d’un non-juif (!!!???). Trois filles, trois destins, trois coups durs à encaisser pour un père finalement plutôt ouvert mais souvent décontenancé.

Alors qu’il ne semble plus possible de se vautrer dans la chaleur rassurante des traditions, comment s’adapteront les parents de la famille? Pourront-ils accepter les désirs différents de leurs filles? Devront-ils choisir entre l’importance de perpétuer les coutumes anciennes et l’amour porté par et pour leurs précieux enfants? Tant de questions auxquelles on tente de trouver une bonne réponse.

On rie, on pleure, on espère, on sent venir la douleur.

Sur scène, seize comédiens jouent, chantent et dansent pendant presque trois heures. Des comédiens de grand talent comme Martin Larocque, Émily Bégin et Émilie Joss.

Denise Filiatrault, qui a assuré la mise en scène de la pièce, a été honorée hier soir à la suite de la première. La grande dame de théâtre en a profité pour remercier les organisateurs du Festival Sefarad 2010 et déclaré espérer « que nos deux communautés soient appelées à se côtoyer plus souvent dans l’avenir.»

*Fait amusant: la populaire chanson Rich girl de Gwen Stephani est en fait une reprise et une adaptation de la pièce If I was a rich man de cette comédie musicale.*

Un violon sur le toit est présenté ce soir (le 3 novembre) au théâtre St-Denis à 20h.
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Fair game ou l’échec d’un complot

FAIR GAME, le suspense politique de Doug Liman mettant en vedette Naomi Watts et Sean Penn aurait pu – à l’instar de l’excellente trilogie Bourne du même réalisateur – être un film enlevant à l’intrigue bien ficelée et aux rebondissements surprenants. Malheureusement, il n’en est rien

Le scénario était pourtant intriguant: Une agente secrète de la CIA qui dirige une enquête sur l’existence potentielle d’armes de destruction massive en Irak et un mari diplomate qui se voit confier la mission d’apporter les preuves d’une supposée vente d’uranium enrichi, en provenance du Niger. L’administration Bush qui ignore ses conclusions pour justifier le déclenchement de la guerre et Joe Wilson qui réagit en publiant un éditorial dans le New York Times déclenchant ainsi une énorme polémique et le début de la fin quant à la carrière de sa femme.

L’histoire était d’ailleurs basée sur l’autobiographie de Valerie Plame, véritable agente de la CIA dont la carrière fut détruite lorsque sa véritable identité fut révélée dans les médias par une fuite d’information.

Mais ce n’était pas assez pour en faire un bon film. D’abord parce que l’intrigue, compliquée et finalement peu intéressante est d’un ennui mortel. Ensuite, parce que la chimie entre Sean Penn et Naomi Watts est quasi imperceptible. Ce couple, vraisemblablement, ne tient pas la route. Puis, parce que les personnages principaux sont sans âme.

Le film est long, trop long, et les dialogues sont souvent futiles. Tout sonne faux, même la présence des enfants qui aurait pourtant dû contribuer à rendre l’histoire plus touchante aux yeux des spectateurs mais que l’on relaie plutôt au rôle de figurants inutiles.

Bref, l’intrigue du long-métrage tombe tout simplement à plat.

Si les nombreuses longueurs et les faiblesses visuelles de Fair Game avaient pu être corrigées, il n’en serait tout de même resté qu’un curieux prétexte pour déterrer une histoire vécue et pointer du doigt un gouvernement qui, nous le savions tous déjà, n’en fait qu’à sa tête quelle que soit la force de la vérité.

Fair game sortira en salles dès le 5 novembre.

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Sortie 67, dernier arrêt…

Sortie 67, le film de Bastien Jephté, lève le voile, avec simplicité et réalisme, sur le quotidien trouble des membres de gangs de rue, ces enfants de la violence aveuglés par la haine et la peur.

«On vient tous avec un billet de retour», affirme, menaçant, l’un des personnages du film Sortie 67. Un billet de retour ou une date d’expiration malléable, une vie souvent écourtée lorsque l’on trempe dans l’illégalité, que l’on côtoie les gangsters de la ville et que l’on est submergé de haine et de rancœur depuis l’enfance.

C’est de vengeance, de trahison et de violence dont il est question dans ce film, mais aussi d’amour, d’espoir et de rédemption. Tourné à Montréal, Sortie 67 fait référence à la ligne d’autobus numéro 67 couvrant la rue St-Michel et son quartier difficile.

C’est l’histoire de Ronald, un métis haïtien québécois qui, enfant, voit son père assassiner sa mère à coups de marteau et jure de se venger. Transporté d’une famille d’accueil à une autre, il grandit et devient une cible tout désignée pour les recruteurs de gangs de rue. Violence, trafic de drogue et meurtres envahissent bientôt sa vie. Une vie dont il souhaite finalement se défaire en prenant par le collet son destin de père et d’homme et en refusant la poursuite d’une vie de misère. Une décision évidemment lourde de conséquences.

«Ce qui façonne un homme n’est ni le quartier dans lequel il a grandi, ni la façon dont il a commencé sa vie, mais ses choix», peut-on entendre dans ce film qui en fait la nette démonstration. Un film de la rue montrant le quotidien des trafiquants sans scrupule qui revendiquent, au nom d’une fausse loyauté, un respect qu’eux-mêmes n’ont pour personne. C’est la loi du plus fort et le règne de la terreur qu’on met, et de façon plutôt juste, en images. Un film de gangsters noirs québécois, une première dans le registre, plutôt réussi.

Si Sortie 67 trace un portrait réaliste d’un mode de vie qu’on préfère ne pas connaître, sa conclusion bordée de soleil laisse supposer que, même dans les tréfonds du mal, se cachent quelques parcelles d’humanité et d’espoir.

Un film touchant.

Sortie 67: Dès le 5 novembre 2010 dans les salles du Québec

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L’autre Gala de L’ADISQ 2010

C’est au Métropolis que s’est tenu lundi soir l’autre gala de l’ADISQ, animé par Rémi-Pierre Paquin, et donnant le coup d’envoi à toute une semaine de célébrations entourant les artistes québécois et les artisans de la musique rayonnants ici et ailleurs. Un gala simple, sans prétention et plutôt amusant, un bel avant-goût du grand Gala qui sera présenté dimanche prochain et qui sera animé par Louis-José Houde.

En musique, les spectateurs ont pu vibrer au son de la musique de Radio Radio, Damien Robitaille, Bernard Adamus et Vincent Vallières.

En tout, 21 Félix artistiques ont été remis tout au long de la soirée, présentée sur les ondes de Musique Plus. Voici donc les différentes catégories et les gagnants de l’édition 2010 :

Les albums de l’année sont:

Meilleur vendeur VoxPop Maxime Landry
Jazz interprétation – Pleased to meet you Oliver Jones et Hank Jones
Country – Pat Groulx et les bas blancs – La suite Pat Groulx et les bas blancs
Musique du monde – Puro Café Carlos Placeres
Spectacle de l’année, humour – La réforme Nantel – Guy Nantel. Sa première nomination et son premier Félix.
Instrumental – Jardin d’images Alain Lefèvre
Alternatif – Les chemins de verre Karkwa leur 8ème Félix en carrière.
Classique-Vocal – Tenor arias Marc Hervieux, Orchestre métropolitain, Yannick Nézet-Séguin
Album de l’année Hip-Hop- Crime d’honneur Manu Militari (bon discours)
Classique | Soliste et petit ensemble – Liszt Année de pèlerinage – Suisse André Laplante
Vidéoclip de l’année – Le printemps des amants Mara Tremblay
Artiste québécois s’étant le plus illustré hors Québec – Cœur de pirate qui a fait une Kanye West d’elle en déclarant sur scène que, à son opinion, c’est Radio Radio qui aurait du se mériter l’album Hip-Hop de l’année. Malaise dans la salle…
Artiste de la francophonie s’étant le plus illustré au Québec – Gad Elmaheh – Maroc
Album anglophone de l’année – Better in time Bobby Bazini
Classique | Orchestre et grand ensemble Arvo Part-Portrait Angèle Dubeau et La Pieta
Traditionnel Nicolas Pellerin et les grand hurleurs Nicolas Pellerin et les grand hurleurs
Album populaire Bijoux de famille|duos Ferland Jean-Pierre Ferland
Jazz création Jordan Officier Jordan Officier
Artiste québécois de l’année, interprétation autres langues – Beast
Album ou DVD de l’année humour – Condamné à l’excellence Martin Matte, son premier Félix
Album de l’année Reprises – Vox-Pop Maxime Landry. Fait à noter, plus de 20 000 personnes ont répondu à l’appel de Maxime Landry pour l’aider à remporter ce Félix.

L’autre Gala de L’ADISQ sera en rediffusion sur les ondes de Musique Plus le 6 novembre à 19h et le 7 novembre à 10h et sur les ondes du MusiMax le 6 novembre à 23h et le 7 novembre à 9h.

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Conviction: la famille avant tout

 

C’est une histoire vraie. L’Américaine Betty Anne Waters a véritablement mis sa vie de côté et s’est réellement investie corps et âme pour faire libérer Kenneth, son frère aîné, enfermé injustement en prison pendant plus de 18 ans, pour meurtre. C’est une histoire de persévérance et de famille avant tout. Une histoire qui donne envie de croire que tout est possible si l’on possède la foi – celle du cœur !- et que justice finit toujours par être rendue.

L’héroïne de Conviction, interprétée par Hillary Swank, rappelle la fameuse Erin Brockovich de Julia Roberts. Forte, ne reculant devant aucun obstacle, invincible bien que parfois fragile et surtout entêtée à l’infini. Une mère célibataire qui tente d’élever deux enfants au milieu de longues études (elle étudia le droit pendant des années dans le seul but se représenter son frère et de prouver son innocence), d’une saga juridique qui dura presque deux décennies et de tous ceux qui n’y croyaient plus.

Flanquée d’une meilleure amie étudiante en droit (Minnie Driver) et d’une confiance à toute épreuve envers un frère qui l’a pratiquement élevée, la nouvelle avocate traverse les années 80 en reconstituant l’histoire du meurtre de Katharina Brow dont son frère est accusé. Lorsqu’enfin la science rendit enfin possible l’identification par le sang (les tests d’ADN), Betty Anne Waters pu confirmer et prouver que son frère était bel et bien innocent.

Ajoutons à cela des témoins ayant dû mentir en cour – sublime Juliette Lewis dans le rôle d’une ancienne amante perdue dans un tourbillon de mensonges! – et des menaces policières, Conviction va où l’on souhaite aller, au bout de la mission de toute une vie.

Si les producteurs se sont bien gardés de montrer à l’écran la véritable conclusion de cette improbable histoire (six mois après sa libération, Kenneth Waters s’est tué en tombant du haut d’un mur), c’est qu’ils voulaient qu’on en retienne un sublime message d’espoir. Une sage décision.

Conviction prend l’affiche dans les salles de cinéma du Québec aujourd’hui.

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L’exil de Gilles Vigneault et de Geraldo Pace

«Dans tout arbre pointant vers le ciel, il y a un mât qui attend», a expliqué le grand Gilles Vigneault hier soir, lors du lancement du livre Exil, cette collaboration touchante entre le poète et le remarquable photographe Geraldo Pace.

En grand format, dans une présentation soignée et sur un papier de qualité, les deux artistes se sont unifiés le temps de créer une œuvre remplie d’espoir. Cet ouvrage, bilingue, renferme 30 poèmes de Gilles Vigneault accompagnés de 113 photos de Geraldo Pace sur le thème de l’exil. Exil de l’arbre dans l’oubli des humains, de l’arbre qui ne deviendra même pas papier, exil de la vie. Cette œuvre, c’est quelques poèmes écrits jadis de la main de Vigneault, et plusieurs autres plus récents, directement inspirés des images de Pace.

«Nous nous sommes rencontrés dans une exposition et nous avons voulu collaborer ensemble», a expliqué le poète national. «Nous avons voulu montrer la fragilité de la nature en lien avec l’exil auquel nous sommes confrontés en tant qu’humains.»

Deux ans de travail et de collaboration auront été nécessaires pour la réalisation de cet ouvrage. Un ouvrage qui permettra d’amasser des fonds pour la Fondation Miriam (une fondation sans but lucratif qui appuie les services de réadaptation, professionnels et résidentiels, au profit des enfants et des adultes qui vivent avec des déficiences intellectuelles ou des troubles envahissants de développement) et la Fondation du Patrimoine de Gilles Vigneault.

«C’est une référence à qui nous sommes et à où le vent nous emportera», a expliqué le photographe Geraldo Pace qui avoue avoir voulu, pour un instant, voir le monde avec les yeux d’un enfant; «un enfant avec un crayon et un papier pour écrire le monde.»

Gilles Vigneault a parlé des autistes comme étant des enfants en exil d’eux-mêmes. Il s’est alors empressé d’écrire ce qu’il avait lui-même en exil. «Les arbres exilés de leur lieu natal nous donnent l’exemple», a conclu celui qui dut, un jour, quitter son Natashquan natal pour vivre l’exil de sa vie.

Exile: Gilles Vigneault et Geraldo Pace
Les éditions Guerrera
120.00 $,
29 octobre 2010

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